Almanach du Val-des-Loups

À propos

L'Almanach du Val-des-Loups est le journal environnemental quotidien de la forêt près du pont couvert de Saint-Placide-de-Charlevoix. Chaque nuit, après minuit, une nouvelle édition paraît et raconte la journée de la veille.

Le lieu

Gravure du pont couvert de Saint-Placide-de-Charlevoix dans la forêt environnante

Tout est observé par des senseurs automatisés situés près du pont couvert de Saint-Placide-de-Charlevoix (47,4° N · 70,6° O, 377 m), le dernier pont couvert de la grande région de Québec, qui protège les visiteurs de l'orage depuis presqu'un siècle.

Le milieu

Le terrain s'inscrit dans la région écologique des Hautes collines de Charlevoix et du Saguenay (région 4d), dans le sous-domaine bioclimatique de la sapinière à bouleau jaune de l'Est. Le couvert mêle résineux et feuillus : épinette noire (Picea mariana) et blanche (Picea glauca), sapin baumier (Abies balsamea), bouleau jaune (Betula alleghaniensis) et blanc (Betula papyrifera), érable rouge (Acer rubrum), avec quelques thuyas occidentaux (Thuja occidentalis). La forêt se renouvelle naturellement par trouées, sous la pression récurrente des épidémies de tordeuse des bourgeons de l'épinette (Choristoneura fumiferana) ou des chablis causés par le vent et l'humidification des sols au printemps.

Deux pentes sculptent la terre en trois plateaux successifs. Le plateau riverain, au bord de la rivière du Bras du Nord-Ouest, est celui où nous habitons. Un verger en croissance — pommetiers, pommiers, pruniers, poiriers, cerisiers — y voisine une zone en friche où la repousse dense abrite la faune. L'autre moitié du plateau est restée sauvage : un ruisseau y descend, alimenté par des sources de pente qui drainent une zone humide. L'alternance d'ouvert et de jeune forêt, bordée d'une forêt mature et d'un cours d'eau, attire une grande diversité d'oiseaux — y compris quelques prédateurs, grand-duc et buses, qui chassent les rongeurs aventurés en terrain dégagé.

Le plateau central alterne zones humides et sèches autour d'une source. Il est peuplé d'épinettes noires matures, d'érables rouges, de bouleaux jaunes et de peupliers faux-trembles (Populus tremuloides). C'est un couloir fréquent pour le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) et l'orignal (Alces alces), et même, à l'occasion, pour le lynx du Canada (Lynx canadensis).

Le plateau supérieur, plus éloigné de la rivière et plus sec, abrite une grande bleuetière sous des bouleaux jaunes et des épinettes encore jeunes. Territoire de la gélinotte huppée (Bonasa umbellus) et du lièvre d'Amérique (Lepus americanus), terrain de chasse du renard roux (Vulpes vulpes) et du lynx.

La mémoire orale du lieu raconte une période de tentative d'agriculture, encore lisible dans les murets de pierres affleurant sous la litière, des coupes importantes, et un incendie de forêt sur le plateau supérieur il y a plusieurs décennies. Cette histoire se lit aussi dans la végétation : essences pionnières et vastes plants de bleuets sauvages témoignent d'épisodes de repousse, peu à peu cédant la place aux essences matures.

Les senseurs se trouvent sur le plateau riverain, près du verger et des mangeoires à oiseaux.

Pourquoi Val-des-Loups?

Val-des-Loups n'est pas un nom officiel, mais un clin d'oeil à trois réalités locales.

D'abord le val : la vallée de la rivière du Bras du Nord-Ouest, au fond de laquelle le terrain se niche.

Ensuite les loups, dont la présence est avérée à moins de cinq kilomètres, dans les terres du Séminaire, d'où ils s'aventurent à l'occasion jusqu'à la vallée de la rivière du Gouffre à Baie-Saint-Paul pour y taquiner le mouton, en se faufilant par Saint-Placide.

Enfin, les habitants de Baie-Saint-Paul sont depuis longtemps surnommés les Loups, au point que le club de golf local en porte le nom.

Nous souhaitions trouver un nom plus poétique à notre repaire en nature que « le chalet », avant qu'il ne devienne notre résidence ; Val-des-Loups s'est imposé.

Les instruments

L'almanach recueille les données d'instruments ouverts, les présente clairement et renvoie vers eux pour qui veut le détail brut.

La méthode

Le billet et la ligne de condition sont rédigés par l'IA chaque nuit, à partir des observations réelles du jour précédent. Une attention particulière est portée à l'encadrement de l'IA pour éviter l'invention d'espèce, de chiffre ou d'événement. Les éphémérides astronomiques, elles, regardent vers l'avant — elles parlent de la nuit à venir pour permettre de planifier les observations.

La page est figée pour sa date. Pour le temps qu'il fait à l'instant même, ce sont les instruments ci-dessus qu'il faut consulter.

Crédits photo

Les images de référence (oiseaux du jour, observation marquante) viennent d'iNaturalist, depuis le bucket de données ouvertes. Aucune photo n'est ré-hébergée : on affiche le lien vers la source et on conserve, en local, uniquement la ligne d'attribution requise par la licence (CC0, CC BY, CC BY-NC ou domaine public — toutes des licences ouvertes).

Le crédit complet — photographe et licence pour chaque espèce de l'édition courante — est sur la page Crédits photo.

Note licence : les photos en CC BY-NC interdisent l'usage commercial. Ce projet est personnel et non monétisé — toute évolution commerciale du site exigerait de renégocier les licences photo.

Le projet

L'Almanach du Val-des-Loups est un projet ouvert : son code est public sur GitHub. Il est conçu et tenu par Michael Carpentier.

Inspiré du projet levertlieu réalisé par l'ami JSB, qui m'a défié dans un Geek Battle. Mes hommages et bien à vous.