Une journée grise et pluvieuse s'est posée sur le Val, fraîche comme un avant-goût d'automne.
La pluie est venue tôt et n'a pas cherché à se faire remarquer — 11,5 mm tombés au long d'une journée sans vent, sous un plafond bas qui a gardé la lumière à portée de main sans jamais la laisser monter. Le thermomètre n'a pas dépassé 15,8 °C, un peu en dessous des normales pour ce début septembre. Vers treize heures, une brève percée a porté la luminosité au-dessus de 41 000 lux, puis le ciel a repris sa grisaille tranquille. La pression tenait bon, plate, sans annonce particulière.
C'est dans ce temps mouillé et doux que le roitelet de l'hiver a le plus insisté. Douze détections dans la journée — une constance qui lui ressemble. Troglodytes hiemalis est une petite chose énergique qui fouille les failles d'écorce et les enchevêtrements d'épinettes même quand l'humidité s'accroche partout ; la pluie ne semble ni le décourager ni le faire taire. Le bruant chanteur dominait le comptage avec dix-sept détections, mais c'est la voix cassante du roitelet, émise au plus profond du sous-bois, qui donnait le ton de cette journée serrée et grise. Un junco ardoisé et un bruant à couronne blanche complétaient la liste, deux espèces qui, à cette date, portent déjà en elles un peu de la route vers le sud.
— l'observateur du Val des Loups
La lune, au dernier quartier, se couchera dès 15 h 14 heure locale et n'éclairera pas la nuit ; mais avec près de 63 % de couverture nuageuse prévue, le ciel profond restera largement voilé. Vénus brillera à peine 4,5° au-dessus de l'horizon sud-ouest au coucher du soleil avant de disparaître à son tour, seule planète notable suffisamment haute pour tenter de percer les nuages en début de soirée.
« There are some who can live without wild things, and some who cannot. » « Il y a ceux qui peuvent vivre sans choses sauvages, et ceux qui ne le peuvent pas. » Aldo Leopold — A Sand County Almanac, 1949